Quel peuple formons-nous ?

Notre bien commun

Le bien commun que nous partageons fonde notre sentiment d’appartenance au même peuple français (unicité). Ce bien commun est ce que nous avons, collectivement, de plus précieux. De quoi est constitué notre patrimoine ? D’une histoire séculaire, d’une culture affinée tout au long de cette histoire, d’une façon de penser notre communauté de destins… Pour arriver, après une longue maturation, à former un groupe conscient de sa diversité intrinsèque, et cohérent dans sa volonté d’union contre vents et marées.

Au final, nous formons un peuple, avec son identité propre, sa mentalité, son caractère, même si, à l’intérieur de ce peuple, chaque individu est différent par sa personnalité évidemment.

Personnellement, il m’arrive souvent d’être fier de cette appartenance, mais quelques fois aussi d’en éprouver de la gêne. Par exemple quand je ne peux que constater notre tempérament râleur : ce dernier nuit gravement à l’esprit de responsabilité, en nous évitant toute remise en cause à titre individuel.

Je crois en effet, qu’il ne peut pas y avoir de responsabilité véritable au niveau de l’État, si cette valeur est tombée en désuétude dans l’esprit de chaque individu formant l’État en question.

 

Ensemble, nous sommes l’État

C’est trop facile d’accuser l’État de tout ce qui nous arrive de mal, considérant qu’il s’est imposé à nous comme institution suprême chargée de régler notre vie en communauté.

C’est oublier que nous sommes un peuple souverain, puisqu’en démocratie. A ce titre, nous choisissons nos représentants, à qui nous déléguons le pouvoir de décider des règles communes. A nous d’être vigilants, pas seulement au moment des élections, mais tout au long des mandats de nos élus, pour faire en sorte que se soient bien les meilleurs qui gouvernent et légifèrent pour le compte de tout un peuple.

Nous avons les dirigeants que nous méritons. Plutôt que de passer notre temps à râler, faisons notre auto-critique, assumons nos responsabilités. La première d’entre-elles, c’est de s’intéresser à la chose publique, de réfléchir à ce qui est bon pour son pays, ses enfants, sa communauté de destin, sur le long terme… La seconde, c’est d’être exigeants envers ceux qu’on a élus, et donc envers soi-même !

 

Notre peuple gagnerait à changer de logiciel politique (obsolète), pour reprendre son destin en main. A chacun de nous de faire un pas vers cette mise à jour : ne nous demandons plus au quotidien ce que l’État peut faire pour nous, mais plutôt ce que nous pouvons faire pour l’État.

 

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