Des idées pour 2017 (II)

Dans la série “Des idées pour que les français reprennent leur destin en main dès 2017”, je vous propose de réfléchir ensemble aux moyens qu’il conviendrait de déployer pour réussir enfin à réformer, ce que tous les gouvernements successifs depuis au moins trois décennies ont fini par oublier, généralement par manque de courage et d’ambition collective (pour le pays).

Je souhaite aborder cette question cruciale pour l’avenir de tous nos concitoyens – mes contemporains bien sûr mais aussi les prochaines générations de français – avec pragmatisme, sans tabou, en espérant que cela contribuera positivement au débat national nécessaire avant tout passage à l’action. Mettons donc à profit cette période pré-électorale pour confronter nos idées, et tenter pourquoi pas de faire émerger les meilleurs compromis, si possible en dépassant les frontières idéologiques, parce qu’elles nous emprisonnent alors que nous devons lutter de toutes nos forces pour la liberté.

La réforme est nécessaire si l’on veut s’inscrire dans le monde actuel, au lieu d’essayer en vain de perpétuer celui d’hier, celui qui n’existe plus que dans la mémoire d’éternels nostalgiques…
Refuser de s’adapter aux changements qui surviennent partout autour de nous, c’est nous condamner au déclin. Au contraire, réformer notre État, notre modèle social et économique, c’est affirmer une ambition collective, notre volonté de vivre ensemble, dans un schéma de société viable à long terme, dans lequel chacun pourra s’imaginer un avenir favorable à l’épanouissement.

Par ailleurs, il me parait absolument inutile d’envisager quelque évolution que ce soit, tant que nous ne nous sommes pas mis d’accord sur la méthode; que celle-ci soit notre “graal” à nous !
Mettons-nous sans attendre en quête de la méthode qui saura rassembler une large majorité de citoyens, engagés par l’impérieuse nécessité de viabiliser notre modèle, pour qu’on puisse encore et encore y construire notre avenir commun.

 

Reforme

Comment convaincre de la nécessité de réformer ?

Premièrement, en faisant comprendre qu’on est tous sur le même bateau, que celui-ci prend l’eau, qu’on est un petit nombre à écoper pendant que de plus en plus de passagers se laissent bercer…
Cette embarcation n’incite pas au voyage, ne fait pas rêver (le doux euphémisme), c’est la France.

Deuxièmement, en expliquant comment se sauver et repartir ensemble, plus forts qu’avant : il faut accepter de ramer tous ensemble, dans la même direction. Pour cela, il faut se fixer un cap, un objectif commun capable de nous transcender et de faire renaître une unité d’intérêt.

 

Comment réformer ?

Avant une élection au suffrage universel, les projets de réforme de chaque candidat doivent être clairement annoncés et énoncés : programme d’actions aux contours et contenus précis, toujours accompagnées d’un calendrier de mise en oeuvre, tout aussi précis. Un maximum de réformes doivent être planifiées sur les six premiers mois du mandat (pour laisser le temps ensuite aux “coups de tournevis” qui s’avéreront nécessaires).

Dès le lendemain de l’élection, le candidat nouvellement élu doit mettre en action son programme, conformément au calendrier annoncé. Ne parlons pas d’État de grâce : il s’agit seulement d’appliquer sans tergiverser le programme sur lequel le peuple s’est exprimé majoritairement.

 

Comment se faire élire sur un discours de vérité ?

C’est la question essentielle. Les démagogues l’emportent encore trop facilement face aux pédagogues, on ne peut que le regretter. Si l’on pouvait ne pas attendre de toucher le fond pour réagir… Parce que dans une situation d’urgence extrême, le peuple n’aurait plus d’alternative autre qu’extrémiste.
Par notre engagement citoyen au quotidien, sans relâche jusqu’au prochaines échéances, faisons en sorte qu’une prise de conscience soit possible, à la fois chez les candidats éligibles, et chez les électeurs.

Je veux croire en la capacité des français à reprendre le contrôle de leur destin. Cela passe par bien des efforts, mais c’est pour échapper au pire !
Ne cédons plus au chant des sirènes.

 

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